Vertèbre de requin du maastrichtien Belge

Publié le par Phanérozoïque

 

 

                   Maastrichtien-Campanien 0871

                        Vertèbre de requin, maastrichtien inférieur, Belgique.

                                            Diamètre : 2 cm

 

 

 

 

                   Maastrichtien-Campanien-0870.JPG

                                                       Même spécimen, autre vue

 

 

 

Voici une petite vertèbre de requin provenant des exploitations de craie des environs de Maastricht.  Les dents sont le plus souvent les seuls restes des requins qui traversent les âges jusque notre époque.


 

Mais de temps à autre d'autres élements plus fragiles de leur squelette nous parvienne, comme leurs vertébres, isolées de façon générale ou encore en connection dans quelques rares cas de figure.

 

 

 

Il est aussi déjà arrivé de trouver des requins complets ayant conservé leurs parties molles, mais cela nécessite des conditions de fossilisations bien particulières.

 

 

Il est possible de trouver ce genre de fossiles dans les exploitations de roches calcaires du Liban par exemple.

 

 

Chez nous de telles trouvailles n'ont pas encore été réalisées. On n'a en effet pas encore découvert de requins fossilisés ayant conservé leurs parties molles, mais nous avons par contre déjà trouvé des squelettes partiels de ces prédateurs, notamment dans la région d'Anvers ou de nombreuses vertèbres de megalodon appartenant au même animal ont été trouvées.

 

 

Dans l'argile de Boom, formation connue pour la qualité de préservation des fossiles qui y sont trouvés, on a également trouvé une partie de mâchoire d'un Odontaspididae (Carcharias acutissima). Le cartillage très fragile de la mâchoire s'est fossilisé, ainsi qu'une série de dents, ce qui en fait une trouvaille exceptionnelle.

 

 

 

Les vertèbres demeurent donc, en dehors des dents, les restes d'élasmobranches les plus facilement trouvables chez nous, malgré leur fragilité.

 

Elles sont plus nombreuses dans les formations où les dents n'ont pas subi de remaniement ou de transport pouvant abîmer certaines d'entre elles. C'est le cas des argiles de Boom par exemple ou encore des argiles de la formation de Tielt.

 

 

Dans les gisements tels que le pliocène d'Anvers ou le lédien des environs de Gand, elles sont moins fréquentes, pour les mêmes raisons qu'évoqué plus haut.

 

 

 

Dans la craie maastrichtienne exploitée près de Maastricht, ce sont également des trouvailles rares, malgré que les fossiles aient rarement subi de chocs ou de remaniement. Les dents de requins n'étant déjà pas si courantes, leurs vertèbres le sont encore moins, logique. Les vertèbres de poissons sont quant à elles relativement fréquentes.

 

 

 

Le spécimen présenté est donc une trouvaille assez rare, qui a été acquise auprès d'un autre collectionneur il y a plusieurs mois déjà.

 

 

 

 

 

 

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